La nature en péril

Puycelsi, automne 2012

 

La vue depuis la maisonnette

 

Après l’avènement du modèle capitaliste « publicité, désir, consommation » dans les années 70/80, la mondialisation et le « tout-industriel », qu’on peut aussi nommer la « standardisation », ont abouti à une destruction inquiétante de notre milieu naturel en seulement quelques décennies. Comme n’importe quel animal, nous avons besoin d’un équilibre minimum entre les éléments qui composent notre « habitat » : l’eau, la terre, l’air constituent des biens plus précieux que le papier-monnaie. Cela semble évident mais il semblerait que des millions de nos contemporains l’aient oublié, notamment quand ils ont réussi leur course aux billets de banque.

C’est en grande partie la dégradation de mon environnement naturel qui m’a fait fuir la région parisienne en 1994. Ainsi, j’ai pu mesurer  la différence entre qualités de vie citadine et campagnarde. L’emploi et l’argent y sont moins présents, mais l’air, l’eau, la terre et les espaces naturels  n’y sont pas encore en danger …

L’objectif de cette rubrique est double : d’une part, dénoncer les non-sens de nos sociétés modernes et l’absurdité de nombreuses décisions prises par nos dirigeants, d’autre part, vous faire partager les bienfaits d’une vie loin de la ville. Et si vous êtes citadin, peut-être vous aider à franchir le pas, car la défense des zones rurales abandonnées par les pouvoirs publics est à mon sens primordial. C’est ici, juste avec une démographie plus dynamique et quelques créateurs, qu’il existe des énormes bassins d’emplois futurs, ceux de demain, ceux qui seraient durables. Car, on doit bien l’admettre, le développement de l’industrie basé sur les matières premières fossiles dont le stock est par définition « épuisable », nous entraîne à la catastrophe (d’autant que nous n’en avons pas de ce pétrole, cela fait longtemps que tout le monde le sait).

Mais ce rêve d’un avenir radieux pour nos enfants, ne sera pas réalité si la France ne se donne pas les moyens de tenir le choc dans cette crise de la mondialisation : comme la Grèce, elle serait alors contrainte de vendre ses endroits de paradis aux milliardaires pour pouvoir survivre. Ils en feront des « Las Vegas », des « Complexes grand luxe » ou des « Centres de profits bétonnés», et ce sera alors vraiment la fin d’une certaine idée de la France, nos différences, nos traditions et nos origines se gommeront, puis disparaîtront dans les méandres de la standardisation mondialisée.

Chacun d’entre-nous en porte une petite part de responsabilités, alors, si nos « chefs » ne font rien, si votre voisin ne fait rien, qui d’autre que vous pourra le faire !

 

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