Leçon numéro 3 : premier indicateur-prix statique, le point-pivot

a  Principes de base, méthode de calcul, tableur NT

Il existe plusieurs « espèces » de pivots. Ce « PP » ou point-pivot représente un niveau médian calculé sur une période antérieure de durée égale à la période « P+1 » sur laquelle il sera valide : au dessus du PP, la tendance de la période étudiée est qualifiée haussière – en dessous, elle est qualifiée baissière. Par exemple, de la veille pour le lendemain (point-pivot journalier, pour l’intraday), de la semaine passée pour la semaine suivante (point-pivot hebdomadaire, pour le swing-trading »), le trader pourra donc qualifier la tendance dès le début de la période P+1.

Je travaille avec les modes de calcul définis sur ce lien.

Les points « Camarilla » et « De Mark » apportent aussi des informations intéressantes, mais ne seront pas étudiés dans cette formation : après de nombreuses années d’expérience du pivot, la formule « classique » est la plus réaliste à mettre en œuvre et s’avère d’une efficacité largement suffisante et régulière pour satisfaire n’importe quel trader sensé !

Autour du pivot, les calculs nous donnent des niveaux successifs de résistances et de supports, numérotés de 1 à 3 sachant que les dépassements des niveaux « 3 » sont peu fréquents (dans ce cas, il suffit de reprendre la formule et de la décliner pour les niveaux 4 et 5 par exemple).

La limite de validité des points-pivots : au fur et à mesure que la fin de la période approche (« j », « h » ou « m »), les niveaux perdent en pertinence – ainsi, on préférera nettement intervenir dans la zone PPj CAC40 en début de journée plutôt qu’à 17h00 – idem pour le PPh : le vendredi, l’essentiel de la semaine est plié, les niveaux restent des repères, des cibles pour gérer les éventuelles positions en cours, mais on n’entre plus en position dessus.

Trading sur indices : des « PP » différents en fonction du type de marché choisi

Chaque jour, nous disposons de trois PPj différents à Paris : celui du marché CFD coté 24h/24 (calcul automatique sur le graphe CFD IG MARKETS), celui du marché FUTURE coté de 8h à 22h (calcul automatique sur le graphe FUTURE CFD Activ’trades), et enfin, celui du marché cash (CAC40 PX1) qui sont ceux que j’utilise en priorité. Toutefois, chaque niveau a son utilité, sachant que le future et le CFD sont souvent très proches à ils sont très intéressants lors des séances où le cours du DOW varie fortement après 17h35.

 

METHODE DE CALCUL DES « PP »

Point-Pivot = (clôture + plus haut + plus bas) / 3

R1 = (PPX2) – (plus bas)                    S1 = (PPX2) – (plus haut)

R2 = PP + (plus haut – plus bas)       S2 = PP – (plus haut – plus bas)

R3 = R1 + (plus haut – plus bas)       S3 = S1 – (plus haut – plus bas)

Exemple : calcul des points-clé CAC40 pour la séance du 5 avril 2012

Données du 4 avril :

Clôture : 3313.47        Plus haut : 3395.44          Plus bas : 3310.50

 

Résultats : niveaux valides pour le 5 avril (tableur NT)

Outil Exel calculateur PP, offert pour une formation point-pivot par skype (prix 40 euros)

Pertinence : données du lendemain

Le CAC40 a ouvert à 3326 points, en tendance baissière sous le PPj des 3339.77 – l’indice a reflué vers 3279.31 au plus bas (soit l’objectif théorique S1j 3284 atteint) après avoir testé la résistance PPj (3338.77 au plus haut avant le départ du repli matinal), avant de rebondir vers les 3320 en clôture. Une journée qui a permis de vendre dans la tendance et de réaliser un trade avec objectif 1 touché.

 

Graphe simplifié en UT10mn avec les horizontales noires PPj résistance, S1j objectif théorique :

PPj résistance (horizontale du haut), S1j support (horizontale du bas)


b  Utilisations préconisées : intraday / « swing-trading » et les croisements des unités de temps

Les milliers d’opérateurs qui agissent en bourse ont des objectifs et profils différents, qu’il s’agisse de grands établissements financiers ou de plus petits intervenants : ainsi, les investisseurs, les spéculateurs, les vendeurs, les acheteurs, se retrouvent tous ensemble dans le marché, et il est des niveaux spécifiques où tout le monde sort sur le pont – ces moments particuliers sont ceux qui intéresseront au plus haut degré le trader ou l’investisseur « point-pivot ».

Le cas particulier des niveaux mensuels ne sera pas abordé ici, il est utile aux investisseurs de moyen terme, en donnant une tendance longue (utile à connaître pour avoir une idée de la tendance de fond, mais pas utile sur des horizons de très court terme et-ou intraday).

Le point-pivot hebdomadaire et le swing-trading

Les niveaux hebdomadaires permettent aux swing-traders de prendre des positions pour plusieurs jours – la méthode de calcul est identique à celle de l’intraday, sauf que l’on prend comme période de référence les données de la semaine précédentes pour obtenir des niveaux « h » valide la semaine suivante.

Les zones intraday pourront servir à gérer l’opération « swing-trading » quotidiennement en allégeant, en gérant les stops, en reprenant position, etc …

Pour plus de détails sur la gestion « swing », NT dispense des formations individuelles PP via Skype (écrivez à redaction@nouveautrader.com).

Le point-pivot journalier et le trading intraday

Le point-pivot est donc fixe, ce n’est pas un indicateur dynamique : c’est un avantage (on a des niveaux de prix dès la veille pour le lendemain) en même temps qu’un inconvénient (dans la tendance du jour, on ne dispose pas de résistance ou soutien dynamique sur le graphique afin de gérer la position de façon plus proche du prix). Le PPj nous donne donc la prédisposition du marché : au dessus de PPj, haussier avec objectif 1 sur la R1j – en dessous de PPj, baissier, avec objectif 1 sur le S1j – mais il ne nous donne pas le signal pour rentrer en position lorsque la tendance est établie et ne se renverse pas – le seul signal que peut donner PPj c’est : 1/ lors de son franchissement à la hausse 2/ lors de sa cassure à la baisse.

Avec le seul PPj, on peut donc se retrouver ennuyé, notamment lors des séances où l’on commence loin de la médiane (par exemple en S1j-S2j ou en R1j-R2j).

Le principal boulot du « PP » est donc de donner le sens de trading prioritaire, assorti des niveaux possibles de départ de pull-back sur les S ou les R (voir la courbe de la séance du 5 avril, rebond sur S1j).

Croisements sur unités de temps journalière/hebdomadaire, voire même mensuelle

Lorsque l’on travaille avec PP, on doit, chaque soir, regarder les niveaux « j »/ « h » (et « m ») et repérer les prix qui se situent en même temps sur un niveau « jour » et sur un niveau « hebdo » (voire « mensuel ») : ces zones supports et résistances sont supposées renforcées, car elles concentreront les ordres en provenance des différents types d’opérateurs si elles sont touchées – c’est uniquement sur ce genre de niveau renforcé que le trader pourra éventuellement se lancer à contre-tendance, et surtout, ne pas hésiter à rentrer sur un signal technique après que la zone ait confirmé sa force en arrêtant le mouvement en amont.

De la même façon, si cette zone renforcée ne tient pas le choc, l’accélération du mouvement en amont sera, dans la plupart des cas, profitable aux entrées « à déclenchement ».

Exemple : PPj/S1h support qui casse, on entre à la vente cible 1 S1j, et possibilité de mener un trade plus long tant que l’on ne repasse pas au dessus du S1h.

 

c  Les principales configurations « point-pivot »

Avantage : on connaît à l’avance les niveaux potentiels pour intervenir Inconvénient : si ces niveaux ne sont pas touchés et-ou les configurations principales absentes de la séance, le trader devra disposer d’outils supplémentaires pour pouvoir travailler.

Principe général : les croisements de points sur différentes unités de temps rendent donc les niveaux concernés plus pertinents – il faudra privilégier les interventions à proximité de ces zones – ppj/pph par exemple, mais aussi toute autre combinaison mêlant des niveaux journaliers/hebdomadaires et-ou mensuels.

Une image simple pour illustrer ce principe, avec le nec-plus-ultra, un PP hebdomadaire en appui accompagné par le PP journalier (= résistance ou support renforcé) :

PPj/PPh support sur le DOW-JONES

 

Contre-tendance :

Niveaux 3 à 2, niveaux 2 à 1 en matinée à Paris à attention, il est conseillé d’attendre un signal pour prendre ce type de configuration, sachant que le trading qui s’appuie sur une approche « contrarienne » conduit très souvent à l’échec. En outre, la connaissance des horaires stratégiques, abordés à la fin de cette formation, sera un plus indispensable pour réussir dans cet exercice périlleux.

 

Tendance :

La configuration « Eléphant dans le couloir » (nommée ainsi par votre serviteur J) est l’une des plus faciles à trader en intraday : facilement reconnaissable, souvent validée dans les mêmes tranches horaires, elle se prend idéalement sur les deux premières heures de la séance maximum, autant à Paris qu’à NY ou sur les autres indices européens.

Cette configuration technique se produit très fréquemment quand la

tendance de court ou de moyen terme est bien établie. Le marché consolide le mouvement de fond et repart … sur la base de son point-pivot, la médiane, le partage des eaux entre tendance négative et positive, le support ou la résistance majeure intraday.

La leçon numéro 4 sera consacrée au premier indicateur dynamique, le plus important à mes yeux : une moyenne mobile avec un réglage approprié. Rendez-vous début février pour mettre en pratique l’utilisation de la moyenne mobile et du pivot.

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Publié dans Bourse, Trading

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